LegalStart, 15 millions d’euros, Doctrine, 10 millions, LegalPlace 6 millions, Seraphin 2 millions …  Ces trois dernières années ont été particulièrement propices aux levées de fonds record dans la LegalTech. Ces entreprises du numérique proposant aux professionnels du droit ou aux justiciables un service en ligne vivent une période particulièrement favorable à leur croissance. En la seule année 2019, selon la troisième édition du baromètre des legaltechs françaises Wolters Kluwer-Maddyness, ces jeunes pousses ont levé 52,1 millions d’euros. Plus que le montant en lui-même, c’est bien l’évolution du secteur qui est à noter : +111,8% en volume par rapport à 2018 et surtout +307% en comparant à 2016.

Le printemps particulier de 2020 aura d’ailleurs bien accéléré le mouvement. « Le confinement a permis de tester pour les professionnels du droit plein de solutions. Il y a eu une prise de conscience de la part des avocats, des notaires, de la nécessité de se digitaliser et de mettre en place un certain nombre d’outils pour pouvoir continuer leur travail. On a ainsi vu un boom de la signature électronique. Il y a aussi beaucoup d’offres dans les médiations en ligne qui intéressent », explique Christophe Albert, co-fondateur du Village de la justice, site de la communauté du droit, et co-organisateur du salon de la LegalTech en France.

Eva Mignot
Eva Mignot
Plume Journaliste