D’après une étude Sopra Steria parue le 12 mars dernier, les coûts liés à la désinformation explosent. Une immense majorité de ces coûts est due aux dépenses de consommation manipulées par les faux avis en ligne. Et l’IA est aussi de la partie … Elle devient un accélérateur de pollution informationnelle, en permettant de produire et de diffuser des contenus trompeurs à grande échelle. 

Pour preuve, d’après les travaux de Sopra Steria, l’IA a eu un coefficient multiplicateur de 15 à 20% sur l’impact économique de la désinformation.

La désinformation est aussi une lutte asymétrique : elle rapporte gros à ceux qui en font un business, elle coûte aussi très cher à contrer. Meta aurait généré 16,4 milliards de dollars de revenus publicitaires sur des contenus frauduleux, alors que le budget mondial alloué à l’ensemble des initiatives de vérification de l’information ne dépasse pas… les 100 millions de dollars (dont 45% sont fournis par Meta).

L’étude pointe également le fait que la désinformation n’est plus seulement une menace démocratique, elle est économique. Elle est désormais une industrie professionnelle et structurée. Sopra Steria attire l’attention des pouvoirs publics, là où la menace démocratique et sociale de la désinformation ne semble pas produire beaucoup d’effets.

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