Selon une étude du MIT, l’automatisation n’est économiquement viable que dans 23 % des postes et 77 % des tâches sont moins chères quand elles sont faites par des humains. Pourtant, les licenciements dans le secteur de la tech s’accélèrent. 

  • Microsoft a supprimé 15 000 postes en 2025 
  • Amazon a licencié 30 000 employés ces six derniers mois
  • Meta a annoncé le licenciement de près de 8 000 salarié.es d’ici mai 2026 pour « compenser » ses investissements technologiques

Les Big Tech ne remplacent donc pas l’humain par performance, ils le sacrifient pour payer la facture de l’IA. 

Bryan Catanzaro, vice-président de l’apprentissage profond appliqué chez Nvidia (leader des puces IA) l’a clairement dit dans un article du média Axios paru le 26 avril : “le coût du calcul dépasse largement celui des employés.En d’autres termes, faire travailler une IA peut coûter plus cher que faire travailler des humains.

En cause ? Son coût et son impact sur l’environnement. L’IA est un gouffre financier et énergétique car elle demande des data centers, des micro-processeurs, de l’électricité, des logiciels, de l’intégration, de la maintenance, et des humains pour corriger ses erreurs.

Au rythme actuel, les dépenses en IA pourraient atteindre 4,5 milliards d’euros d’ici 2030, dont près d’un tiers – 1,4 milliard – ne reposerait que sur les centres de données, selon le cabinet McKinsey.

L’efficacité promise est souvent un mirage. Des ingénieur·es rapportent déjà des catastrophes techniques, entre bases de données pulvérisées et réseaux détruits par la sur-utilisation d’agents IA incontrôlés. Sans surveillance humaine constante pour corriger les délires de l’IA et ses erreurs, cette technologie reste un outil imprévisible et risqué. Le point de bascule où l’IA devient plus prévisible et moins chère que l’humain n’est pas encore arrivé. C’est le moment d’agir en rappelant que notre valeur ne se limite pas à un coût de calcul et en exigeant la transparence.