Faire classe sans être en classe. Une situation totalement inédite. Un défi pour les enseignants. Mi-mars, ils ont été contraints d’assurer la « continuité pédagogique » annoncée par leur ministre en se passant de la relation pédagogique qu’ils entretiennent habituellement avec leurs élèves et des interactions entre pairs. L’enjeu ? Mettre leurs élèves au travail à distance, malgré la fermeture des écoles. ENT (Espace numérique de travail), classes virtuelles, chats, Padlet, blog, vidéos, documents PDF interactifs, les outils numériques se sont retrouvés au cœur des moyens à leur disposition pour y parvenir. Quel que soit le niveau de départ de chacun en la matière, ce sont non seulement des élèves, mais toute une profession qui est montée rapidement en compétences. Depuis dix semaines, des enseignants ont pu mesurer en quoi des outils numériques peuvent renforcer l’engagement dans les activités, la motivation, l’accompagnement des élèves ou encore offrir de nouveaux espaces pour travailler en groupe, par exemple. Bien conscients qu’aucun outil numérique ne saurait se substituer à l’enseignement en classe, nombreux sont désormais ceux qui ne comptent plus se priver d’outils numériques susceptibles de servir leurs objectifs et leurs pratiques de classe « déconfinée ».

Lire aussi : Faire rimer continuité pédagogique avec fracture numérique

Isabelle Maradan
Isabelle Maradan
Journaliste numérique
Tropisme pour les connexions entre êtres humains qui font bouger les lignes - pas que de codes - et combattent les inégalités, les divisions et les fractures - pas que numériques - avec ou sans 4G.