On observe un regain d’intérêt pour l’espace.

Vrai, mais pas nouveau

En 2016, lors du Congrès international de l’astronautique, à Guadalajara (Mexique), Elon Musk avait annoncé vouloir « aider l’humanité à établir une colonie permanente et autonome sur Mars au cours des 50 à 100 prochaines années ». Le projet est démentiel, voire lunaire, mais il marque le retour en force d’un vieux rêve spatial : coloniser la planète rouge. Pour Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique, cet attrait pour l’extraterrestre est assez clair. Deux facteurs sont à prendre en compte : « D’une part, il y a une évolution des technologies, qui semblent faciliter l’accès et l’utilisation de l’espace. D’autre part, le lien de plus en plus fort qui s’est établi entre l’espace et le monde de l’information a incontestablement accru l’intérêt pour l’espace. » Rien de bien singulier, puisque le mythe est réactivé de façon cyclique. « Il y a une rhétorique du regain de l’espace », abonde Arnaud Saint-Martin, sociologue chargé de recherche au CNRS et spécialiste du spatial. « Mais si l’on plonge dans le passé, il y a régulièrement eu des réactivations de l’esprit de la conquête spatiale. »

Vincent Bresson
Vincent Bresson
Journaliste
Boomer en devenir, Vincent est un journaliste indépendant traînant sa plume auprès de différentes rédactions. Passionné par les communautés marginales et les mèmes bien sentis, il aime particulièrement écrire sur les usages des nouvelles technologies.