« Hashtag Arte fête ses 30 ans Gâteau d’anniversaire ! Elle est le modèle européen en actes : la culture, la langue, l’échange. Une de nos réalisations communes les plus précieuses et innovantes, Drapeau de la France, Drapeau de l’Union européenne, Drapeau de l’Allemagne. Merci à tous ceux qui la font vivre au quotidien, Flèche vers la droite avec pointe vers le bas. » Voici comment ChromeVox, le lecteur d’écran de Google, lit les émoticônes de l’un des derniers tweets de Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des affaires européennes.

Ce dispositif est l’un des nombreux outils dont sont équipées les personnes malvoyantes et aveugles pour naviguer sur le web. Sauf que les pratiques numériques, comme l’usage d’émojis, ne permettent pas toujours une grande lisibilité. « Pourtant, il y a des moyens assez simples pour pratiquer au maximum l’inclusion. Par exemple, éviter le Times New Roman ainsi que les autres polices avec de l’empattement et privilégier le Calibri. Ou encore, ne pas justifier le texte parce c’est considéré comme plus joli. Toutes ces mesures facilitent la lecture des dyslexiques », conseille Nathalie Pinède, chercheuse à l’Université Bordeaux Montaigne et vice-présidente déléguée « Handicap & inclusion » de la faculté.

Vincent Bresson
Vincent Bresson
Journaliste
Boomer en devenir, Vincent est un journaliste indépendant traînant sa plume auprès de différentes rédactions. Passionné par les communautés marginales et les mèmes bien sentis, il aime particulièrement écrire sur les usages des nouvelles technologies.