« J’exige qu’on la fasse taire pour trahison contre la France ! ». C’est ce qu’a publié Elon Musk sur le réseau social X le 6 août en réaction à la proposition de Marine Tondelier d’interdire la plateforme pendant la campagne pour l’élection présidentielle française. Dans un entretien accordé au journal Libération, la candidate écologiste à l’Élysée accuse X d’ « ingérence forte dans la vie démocratique» et estime que le réseau a un «impact structurel, quotidien, de chaque minute sur la désinformation. »

Face aux attaques du patron de X, Tesla et SpaceX, la réponse de la cheffe des écologistes n’a pas tardé à tomber, via un tweet publié dans la foulée de la publication d’Elon Musk :

« Je suis la candidate française à l’élection présidentielle que vous souhaitez faire taire… La démocratie n’est pas à vendre. Pas même à l’homme le plus riche du monde. »

Rappelons qu’Elon Musk est habitué à intervenir dans les débats politiques européens en faveur de l’extrême droite. Courant juillet, ce dernier a qualifié sur sa plateforme la candidate du Rassemblement National Marine Le Pen de « dernier espoir » pour la France…

Au-delà de la polémique, c’est toute l’intégrité de nos scrutins qui vacille face aux ingérences étrangères et aux intérêts privés des géants de la tech, à l’image d’Elon Musk. Laisser les plateformes s’affranchir des lois européennes – X est accusé de ne pas respecter les lois européennes en matière de réseaux sociaux, c’est accepter d’abandonner notre souveraineté. Protéger le débat public devient une question de survie démocratique.

Ce clash nous appelle à reprendre le contrôle de nos espaces d’information face aux ingérences des oligarques du net et à refuser la soumission de nos démocraties aux intérêts d’un seul homme.

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