#cybersécurité

Peur sur les objets connectés

Ces petits équipements, toujours plus présents dans notre vie quotidienne, sont plus fragiles qu’on ne le pense, notamment en matière de sécurité. Un pirate expérimenté peut les hacker, les faire agir à sa guise ou en tirer des données parfois très sensibles. Un phénomène qui ne fait que débuter.

Quelques jours. C’est le temps qu’il a fallu à Martin Hron, un expert tchèque de la cybersécurité travaillant chez Avast, pour hacker une cafetière connectée. À distance, ce développeur aguerri a réussi à prendre le contrôle de la machine, la faisant cracher de la vapeur et de l’eau, comme possédée, tout en affichant un
petit diablotin et une demande de rançon sur son écran numérique. Seule solution pour calmer l’engin : le débrancher. L’histoire peut prêter à sourire lorsqu’il s’agit d’une simple cafetière, évidemment. Sauf que des objets connectés, il y en a aujourd’hui beaucoup. Ces appareils s’immiscent progressivement dans nos vies, et cela ne fait que commencer : selon un rapport de 2019 du cabinet 451 Research, le monde compte déjà plus d’objets connectés que d’êtres humains. De l’anecdote, la situation peut rapidement dégénérer si le ou la pirate a l’intention de nuire. Ahmed Bouabdallah, enseignant-chercheur en cybersécurité à l’école d’ingénieurs IMT Atlantique, confirme le risque : « Si l’objet connecté est une pompe mesurant et injectant directement l’insuline, cela peut rendre le patient très vulnérable.»

La rédaction de Chut !
Chut ! est un magazine de société qui prend le temps d’observer l’impact du numérique sur nos vies.