Quand Thomas et sa compagne décident d’acheter leur première voiture, il y a un an, ils « aspiraient à une voiture 100 % électrique », confie le jeune homme. « Très pratique car sans essence, ce qui évite d’avoir à passer à la pompe, une recharge une fois par semaine, écolo, et qui ne fait pas de bruit. » Et puis comparé aux transports en communs que Thomas peut fréquenter, « il y a le côté très égoïste d’être solo en bagnole sur le périph », lâche-t-il en riant. Après avoir étudié toutes les voitures électriques, de Zoe à Tesla, « sorte de nouvelle Rolex » selon Thomas, le couple se tourne vers une voiture hybride. « Le tout-électrique, c’est encore un peu cher, et en termes de batterie et de rechargement, ce n’est pas idéal pour les longs trajets », explique-t-il.

Comme Thomas, de nombreux·ses Français·es choisissent de passer à la voiture électrique chaque année : 162 106 véhicules ont été immatriculés dans l’Hexagone au cours de l’année 2021, soit une augmentation de 46 % par rapport à 2020. « On est à 18 % de part de marché tous les mois, et ça augmente ! On est en bonne voie pour atteindre le million à l’horizon 2023 », indique Cécile Goubet, déléguée générale d’Avere France, association professionnelle qui fédère les acteurs de l’écosystème de la mobilité électrique en France. Une tendance de fond qui rassemble les véhicules de particuliers, les transports en commun, les camions, de l’hybride rechargeable au tout-électrique : en Europe, on constate 65 % d’augmentation de l’électrique entre 2020 et 2021. Une tendance qui devrait se confirmer : le Parlement européen vient de voter l’interdiction de la vente des voitures thermiques en 2035. Un bon en avant plus vert, mais qui soulève de nombreuses questions.

Pauline Ferrari
Pauline Ferrari
Journaliste Tech
Mes domaines de prédilections : nouvelles technologies, féminismes, sexualités, cultures web et tréfonds d'internet.