L’interdiction des réseaux sociaux aux mineur·es de 15 ans a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Quelles sont les étapes à venir ?

La proposition de loi a été adoptée en première lecture. Elle doit désormais être inscrite à l’ordre du jour du Sénat. Avec ce texte, on n’est pas en train de poser un simple filtre d’âge. On pointe le fait qu’il existe des algorithmes qui rendent captifs mais qu’il ne s’agit pas d’une fatalité. La question à laquelle on doit répondre, c’est celle de la protection des enfants dans un secteur qui commence à être régulé, mais qui ne l’est pas encore et qui ne pose pas un regard protecteur sur les enfants.

Des défenseurs·euses des libertés individuelles s’inquiètent de la manière dont la vérification d’âge pourrait attenter à celles de toutes et tous…

La protection des mineur·es ne sera pas le «cheval de Troie» d’une société du contrôle des adultes. Mais on ne peut pas sacrifier cette protection en raison d’une crainte, même s’il y a des conditions à bâtir et à respecter, pour procéder à cette vérification. L’exemple de l’interdiction des sites pornographiques aux mineur·es montre qu’il existe des solutions publiques et privées de toutes formes, comme celle que développe le groupe La Poste qui veut garantir l’anonymat des internautes adultes ou encore la vérification par les traits du visage. Est-ce que ces techniques sont parfaites? Des mineur·es parviendront toujours à contourner les règles. Si un jeune de 14 ans parvient à flouer un site… dont acte. Ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus. Les limites peuvent être dépassées, mais elles sont aussi bénéfiques. Un enfant de 8 ans a plus de mal à installer un VPN. La logique est la même qu’avec l’interdiction de vente de cigarettes aux mineur·es. Il y a des jeunes qui flouent, qui trouvent des stratagèmes pour se procurer des cigarettes. Mais avec l’interdiction, ils ont une prise de conscience que ce n’est pas un acte anodin.

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