Facebook se défile

Facebook a sa naissance, ressemblait plus à un Myspace aseptisé qu’à un réel réseau social. C’est l’invention en 2008 de ce “News Feed” qui a réellement lancé la machine : le fameux fil d’actualité, cette norme de design accepté par tous sur laquelle nos doigts s’amusent à glisser, à l’affût d’un contenu intéressant à liker ou à commenter. Twitter a suivi cette tendance et s’en est tenu à son style en ajoutant 140 autres caractères. Facebook, lui, a ajouté une tonne d’autres fonctionnalités comme les pages, les groupes, le chat, l’ajout de photos ou de vidéos, avec pour but de faciliter ou d’ajouter de la valeur à nos interactions sociales. Pourtant, nous partageons beaucoup moins notre vécu ou notre point de vue, comme nous le faisions il y a dix ans, à l’instar des blogs où la vie privée est exposée aux yeux de tous. A la place, nous scrollons indéfiniment à la recherche de contenus, nous likons, commentons ou partageons lorsque celui-ci nous fait rire ou réagir. Bref, nous avons progressivement substitué le divertissement à la relation sociale, pourtant promesse majeure de notre cher réseau. D’animal social à éternels divertis, notre addiction appauvrit nos relations en échange de notre attention. C’est l’alerte que sonne d’ailleurs Justin Rosenstein, ancien employé et créateur du Like Facebook, nous lance dans cet article de The Guardian.

De plus, les utilisateurs ne sont plus les maîtres de leur newsfeed. Aujourd’hui 80% du contenu créé sur Facebook provient de médias : qu’il s’agisse d’une page de fan, d’un webzine, d’une marque, d’une agence spécialisée à la Minutebuzz ou Konbini. On est bien loin des premiers pas où seuls les utilisateurs avaient vocation à poster. Cette sensation d’espace social à tendance publicitaire n’est pas sans rappeler le rôle des mauvais acteurs face à Jim Carrey dans le film Truman Show, censé à la fois simuler un sentiment et nous vendre l’ustensile de cuisine.

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