Cet été, Cédric O, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique a fait une déclaration qui n’est pas passée inaperçue, en évoquant la pollution du numérique. « Il faut que l’on apprenne, en tant que consommateur, à éviter de regarder des vidéos de manière un peu compulsive », lance-t-il, ajoutant : « Est-ce que l’on a besoin de regarder autant de vidéos ? Est-ce que l’on a besoin d’envoyer autant d’e-mails ? » De quoi nous interroger. Est-ce vrai ? Est-on coupables d’une consommation numérique, qu’elle soit personnelle ou professionnelle, déraisonnée ?

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C’est un fait, le numérique pollue. Sans doute plus que la plupart des individus ne le pensent. Selon The Shift Project, « la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre a augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5 à 3,7 % du total des émissions mondiales ». Dans l’empreinte carbone moyenne d’un Français, l’achat et l’usage d’internet et de technologies pèsent environ 10 %, derrière la voiture et l’énergie, mais devant l’habillement, l’avion et l’équipement de logements.

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