Comment expliquez-vous la faible part d’entreprises industrielles parmi les licornes françaises ?

CAROLINE GRANIER. Les licornes sont les start-up qui ont le plus fort potentiel de croissance, non cotées en bourse, et dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Avant de se pencher sur les conditions d’émergence de licornes, il faut donc s’interroger sur celles des start-up industrielles. En France, si l’on restreint la définition de l’industrie au secteur manufacturier, on observe entre 8 et 10 % d’entreprises qui peuvent être considérées comme des start-up industrielles. Ce chiffre souligne que le modèle d’innovation des start-up, qu’on associe souvent à la haute technologie, est compatible avec certains secteurs industriels comme la pharmacie, l’automobile ou l’électronique.

VINCENT CHARLET. La proportion des start-up à vocation industrielle est conforme à ce que l’industrie représente actuellement dans l’économie française, c’est-à-dire 12 % du PIB. On aimerait voir plus de licornes dans l’industrie, mais on ne peut pas dire que celle-ci soit sous-représentée parmi les start-up ou les aspirantes licornes.

Lec'hvien Julien
Lec'hvien Julien
Journaliste