Les réseaux sociaux mis en accusation sur tous les plateaux de télévision. Un réflexe devenu la norme après chaque événement dramatique. L’assassinat atroce de Samuel Paty a redonné du grain à moudre aux responsables politiques, prompts à vouloir circonscrire l’expression libre sur le net.

Fin de l’anonymat et obligation de modération de la part des plateformes : les serpents de mer habituels ont ressurgi. Avec l’activation du concours Lépine habituel « un fait divers, une loi ». Le Premier ministre Jean Castex a ainsi annoncé la création prochaine d’un nouveau délit : mise en danger par la publication de données personnelles sur internet. Les juristes et expert.es de la question plaident pourtant pour que s’arrête de tourner la moulinette législative. « Dans le code pénal, il y a déjà de quoi sanctionner celles et ceux qui dénoncent sur les réseaux sociaux des personnes, des appels au crime, des incitations à la haine, des incitations au délit», explique Alexandre Lazarègue, avocat au barreau de Paris.

Sylvie Fagnart
Sylvie Fagnart
Plume Journaliste