Un mal vieux comme le monde qui s’est modernisé

L’âge d’avoir un smartphone est de plus en plus jeune. Je me rappelle encore avoir obtenu le mien à l’âge mûr de 15 ans, au bout de supplications et de déviations de conversations à l’heure du dîner sur le sujet, un Nokia 3310, le Graal. Avoir un smartphone, qui prend des photos, des vidéos, enregistre les conversations et permet de manipuler toutes ces informations, c’est un pouvoir. Le simple fait de pouvoir les mettre en ligne sur un coup de tête aurait-il exacerbé le harcèlement à l’école ? L’interdiction des téléphones dans les écoles et les collèges, en vigueur depuis la rentrée 2018, démontre qu’il y a bien du souci à se faire… Pourtant, selon l’Éducation nationale, seulement 10 % des enfants seraient victimes de cyberharcèlement, contre 59 % des adolescents aux États-Unis.

En tête des formes de cyberharcèlement arrivent : les messages injurieux et dégradants, la propagation de rumeurs fausses, la réception non-consentie d’images explicites. L’enjeu que représente la lutte contre le cyberharcèlement est de taille, puisque ses effets, surtout à un très jeune âge, sont durables (le stress post-traumatique en est un) et peuvent rester une ombre menaçante tout au long d’une vie. Fait plus effrayant, les victimes du cyberharcèlement sont davantage sujettes à l’automutilation et aux pensées suicidaires, ainsi que leurs harceleurs.

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