Reporters Sans Frontières, tout comme la famille et les amis d’Olivier Dubois, se mobilisent pour sa libération. Le journaliste a été enlevé à Gao, le 8 avril dernier, et aujourd’hui, alors que six mois se sont déjà écoulés depuis sa prise d’otage, il était important pour RSF, tout comme pour la famille d’Olivier de faire en sorte qu’on ne l’oublie pas. 

De Fort-de-France…

Dans le prolongement de la banderole déployée à Paris sur la mairie du 10e arrondissement, d’autres villes de France ont rejoint cette initiative portée par Reporters Sans Frontières. Citons parmi elle, Fort-de-France, ville natale du père d’Olivier, André Georges Dubois, et terre de cœur de sa famille.

(c) Barbara Dubois

Didier Laguerre, le maire de Fort-de-France, ainsi qu’un représentant du préfet de la Martinique, Stanislas Cazelle, étaient présents ce matin, heure locale, pour déployer cette banderole, aux côtés de la famille d’Olivier, présente sur place, et notamment Barbara Dubois, sa cousine, organisatrice de l’évènement. A cette occasion, elle partage ces quelques lignes écrites par Nicolas Dubois, le frère d’Olivier :

« Déjà 6 mois que, dans le cœur de chaque membre de sa famille, un vide perdure. Un vide qui depuis est hanté par l’inquiétude due à l’absence de signe de vie, la peur, et un sentiment d’impuissance totale. Mais heureusement, ce vide abrite aussi notre espoir. L’espoir que les conditions de détention d’Olivier sont supportables, l’espoir que le courage que nous lui connaissons l’aide à ne pas baisser les bras, l’espoir que, prochainement, il sera libéré sain et sauf. Olivier, tu es notre chair et notre sang. Nous n’avons qu’une hâte : te retrouver. Nous remercions Reporters Sans Frontières, qui depuis le début est mobilisé pour Olivier, le Club de Presse de la Martinique et la Mairie de Fort-de-France pour cette banderole qui va permettre de mettre davantage de lumière sur la condition d’otage d’Olivier. Déjà 6 mois qu’Olivier nous a été arraché à tous. Grâce aux actions comme celle-ci, nous restons à ses côtés. »

Mais heureusement, ce vide abrite aussi notre espoir. L’espoir que les conditions de détention d’Olivier sont supportables, l’espoir que le courage que nous lui connaissons l’aide à ne pas baisser les bras.
Nicolas Dubois

A Bamako

Pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’Atlantique, à Bamako, Déborah Al Hawi Al Masri, la compagne d’Olivier et mère de ses enfants, a organisé une Masterclass sur le journalisme. Son objectif  ? Faire penser à Olivier bien sûr, faire en sorte que l’on comprenne aussi ce métier à risque, ce métier d’engagement, ce métier nécessaire encore plus aujourd’hui qu’hier, dans un monde où l’information et la propagande rivalisent entre elles sur les réseaux sociaux et ailleurs. Parmi les intervenants, citons Diomansi Bomboté, professeur, Maciré Diop, presse écrite, Mouhamadou Touré, Radio, Anne Fleur Lespiaud, TV, Nicolas Réméné, Photo et Abdoulaye Guindo, Bloggeur.

(c) Déborah Al Hawi Al Masri

Et d’autres villes de France

D’autres villes de France ont prévu de déployer elles aussi cette banderole de rappel, cette demande de libération d’Olivier Dubois. Parmi elles, comme l’indiquait aujourd’hui le journal Libération, citons Bayeux, Marseille, Lyon, Nice, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Rennes, Reims, Pau, Fort-de-France et La Rochelle. Et d’autres encore songent déjà elles aussi à mettre en étendard la photo d’Olivier Dubois sur les murs de leur Mairie, se joignant ainsi à ce mouvement pour la liberté de la presse, et la liberté tout court.

Pourquoi vous en parler sur Chut! ?

En tant que média, nous nous joignons bien sûr à l’appel de nos confrères et consœurs portés par RSF pour la libération d’Olivier Dubois. Le métier de journaliste reporter n’est pas un métier facile, c’est un métier de passion, de vérité, d’analyse. La presse est parfois montrée du doigt, mais Olivier Dubois fait partie de ces journalistes intègres, chercheurs de vérités, qui font l’honneur de ce métier. Je vous le dis avec conviction et sincérité, pas seulement en tant que consœur, mais aussi en tant que famille. Olivier, nous t’attendons, nous pensons à toi, nous sommes là et nous mobilisons pour ta libération. 

Aurore Dubois-Bisicchia

Aurore BISICCHIA
Aurore BISICCHIA
Directrice de publication
Cofondatrice du média Chut !