Face à un réseau électrique saturé, le gouvernement danois vient d’établir une hiérarchie stricte. La ministre du Climat Samira Nawa est claire : les projets « peu flexibles » comme les immenses data centers ne peuvent plus monopoliser une capacité devenue rare. Le luxe de l’IA passe désormais après l’intérêt général des citoyen·nes.

En France, on assiste davantage à une fuite en avant vers l’IA. L’implantation des data centers y est facilitée grâce à la récente loi de simplification de la vie économique, qui permet à certains projets d’obtenir le statut de projet d’intérêt national majeur. Plus de 500 data centers devraient être en service d’ici 2030. Ce sont ainsi 69 milliards d’euros d’investissements qui ont été annoncés en 2025. La consommation électrique de ces infrastructures pourrait tripler d’ici 2035 d’après RTE et atteindre 40 TWh si l’IA continue sa course folle d’après le Shift Project.

Tandis que l’absence de concertation citoyenne fait réagir… Aux États-Unis : 75 projets ont été retardés ou abandonnés (130 Mrd $). En France, on assiste à des mobilisations à Marseille, Rovaltain (Drôme), Étrechet (Indre) contre l’emprise foncière et la soif d’eau. Pendant ce temps, les géants du numérique explosent leur bilan carbone. Google enregistre +82% d’émissions depuis 2019 et Amazon +58% sur la même période. Leurs promesses climatiques ne résistent pas à la course à l’IA.

« L’énergie est notre avenir, économisons l’IA ».

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