Alerte : les centres de données qui font tourner les IA brûlent les sols

Une étude de l’Université de Cambridge parue fin mars révèle que ces usines numériques créent des îlots de chaleur qui impactent déjà 340 millions de personnes. Dès qu’un centre de données d’intelligence artificielle sort de terre, la température du sol environnant bondit de 2 °C en moyenne dans les mois qui suivent sa mise en service. Dans les cas les plus extrêmes, cette hausse atteint 9,1 °C, révèle cette étude menée par des membres du département d’informatique et de technologie de l’Université de Cambridge, parue fin mars.

La chaleur dégagée ne s’arrête pas aux murs du bâtiment : elle irradie sur des kilomètres – jusqu’à 10 km ! – modifiant le climat local de régions entières, du Mexique à l’Espagne. Sans compter qu’entre 2025 et 2030, le nombre de data centers va doubler selon une estimation de JLL, une société immobilière américaine. L‘IA représente déjà la moitié de la demande mondiale en nouveaux centres de données (avant, les data centers tournaient surtout autour du stockage de données). Si nous ne changeons pas radicalement la conception de ces infrastructures et nos usages, nous participons à la construction de radiateurs géants qui surchauffent la planète. 

Résister, c’est exiger la transparence sur l’impact thermique de nos outils. Il est temps de sortir de l’hypocrisie de la « tech propre » et de questionner l’utilité réelle de chaque requête IA. Chaque prompt exécuté a une température, soyons prudent·es.