Depuis quelques mois, Marc Abehsera utilise un nouvel outil. Lorsqu’il étudie une mammographie, dans le cadre de la détection d’un potentiel cancer du sein, ce radiologue soumet l’image à une intelligence artificielle. Celle-ci scanne l’image pour détecter de possibles anomalies. « C’est un compagnon, une aide au diagnostic qui peut être très utile », estime le médecin, aujourd’hui en confiance. « À terme, l’IA va devenir de plus en plus fiable, et le cerveau humain ne pourra pas concurrencer les bases de données nourries de cas pathologiques. C’est un progrès permanent », se réjouit-il. Autre discipline, même enthousiasme pour Gérald Bonardel, spécialiste en médecine nucléaire. « Grâce à ces algorithmes, il est possible de détecter et de suivre plus facilement dans le temps les évolutions de micro-nodules pulmonaires, par exemple. Demain, ces outils pourront aller plus loin, raisonner sur l’ensemble du corps, passer de la simple détection à la proposition de diagnostic : pas seulement dire « il y a un nodule », mais aussi que c’est un nodule lié à une maladie inflammatoire, à une infection, à un cancer… » Et ainsi devenir encore plus un partenaire de confiance pour le médecin.

Laura Makary
Laura Makary
Plume Journaliste