Comment expliquez-vous le phénomène d’accélération du temps ?

Il y a quelque chose de très humain au fait de vouloir vivre plusieurs vies en une. Comme la nature a horreur du vide, nous avons tendance à vouloir tout, tout de suite, pour échapper à l’angoisse. Aller toujours plus vite et plus loin est une manière d’échapper à ce qui nous détermine dans un lieu, un temps donné. Quitte à tomber dans l’hubris, la démesure. Jean Baudrillard (philosophe français du XXe siècle, N.D.L.R) l’a d’ailleurs montré en parlant de la sensation que nous éprouvons en voiture : l’accélération a quelque chose de grisant. Sociologiquement, le besoin d’avoir le monde à portée de main est lié au fait que nos repères sociaux, économiques et techniques vacillent. Le monde de l’entreprise en est un exemple parlant. La réactivité y est synonyme de maîtrise et de puissance d’agir. Mais c’est aussi ce qui mène les individus à un niveau avancé d’épuisement psychique. Être réactif ne signifie pas nécessairement que l’on est capable de donner du sens à l’action que l’on mène.

Notre obsession de l’immédiateté nous conduit à attendre des humains ce que l’on attend des machines.

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