Quand Aurélie, 31 ans, utilise son portable pendant sa balade en forêt, ce n’est pas pour attraper des Pokémons, mais de vrais animaux. Pour cette céramiste et passionnée de nature, ces applications sont désormais indispensables. Sa préférée ? I Naturalist.

Initiative de l’Académie des sciences de Californie et de la National Geographic Society, cette plateforme permet d’identifier la faune et la flore que l’on rencontre, en prenant simplement une photo, qui est ensuite comparée avec une base de données de plus de 13 000 espèces par une intelligence artificielle. Le tout sourcé par une communauté de 400 000 scientifiques et naturalistes passionnés. « A chaque fois que je me retrouve dans un environnement que je ne connais pas trop, je m’en sers pour en savoir plus sur les animaux présents », raconte Aurélie. Il est aussi possible de discuter de ces trouvailles avec les autres utilisateurs : « c’est un moyen de parler de nos intérêts entre passionnés », confesse la jeune femme. En plus de la photo, il est possible d’indiquer sa position GPS, ou encore un son. De précieuses ressources pour la communauté scientifique, qui utilise ensuite ces données pour des recensements d’espèces et des études de terrain.

Amelia Morghadi
Amelia Morghadi
Journaliste