Dessins d’utérus, témoignages sur l’IVG (interruption volontaire de grossesse), vidéos explicatives sur les règles ou pho- tos de ventres arrondis : sur Instagram, le hashtag #gynécologie regroupe plus de quatre millions de publications. En ligne, le sujet est devenu incontournable, surtout dans les milieux féministes. Les militantes se réapproprient ce pan de la médecine sur les réseaux sociaux ou des sites spécialisés. Sur Instagram, des comptes comme Gangduclito ou Jemenbatsleclito ont rendu visible le clitoris comme jamais auparavant. Le sujet n’est pas récent : depuis les années 1990, les forums dits « féminins » regorgent d’interrogations et de conseils. Avec les réseaux sociaux, il n’y a souvent qu’un pas de l’expérience individuelle à la prise de conscience collective.

« La parole a pu se libérer via la multiplication des espaces d’expression, accessibles au plus grand nombre et facilement partageables », explique le collectif de soignant·es Gyn&co. « Les réseaux sociaux et Internet sont le lieu où beaucoup de mouvements naissent. Ils permettent de faire résonner des sujets et de toucher des communautés très variées », estime l’équipe des Flux, initiative féministe pour la réappropriation des savoirs gynécologiques.

Pauline Ferrari
Pauline Ferrari
Journaliste Tech
Mes domaines de prédilections : nouvelles technologies, féminismes, sexualités, cultures web et tréfonds d'internet.