Dans sa dernière mise à jour, l’intelligence artificielle d’OpenAI a permis aux internautes de générer des images copiant le style du studio d’animation japonais fondé par Hayao Miyazaki. 

Sur les comptes de la Maison Blanche ou d’Emmanuel Macron, les images se sont multipliées sur les réseaux sociaux, mettant en lumière les questions éthiques de l’utilisation du travail d’artistes par l’intelligence artificielle… et par les personnalités politiques. 

Le studio Ghibli est connu pour ses dessins à l’aspect innocent, et pour les messages politiques de ses films : contre le fascisme, la violence ou bien le désastre écologique.  C’est pourquoi la récupération de ces images par des personnalités d’extrême-droite fait grincer des dents.  

Autre problème : très vite, de nombreux artistes et fans de Miyazaki ont pointé le fait que l’artiste était résolument opposé à l’utilisation de l’IA dans l’art. Dans un documentaire de 2016, Miyazaki indiquait même : “Je ne souhaiterais jamais incorporer cette technologie dans mon travail. Je pense sincèrement que c’est une insulte à la vie même”

Ce n’est pas tout : se pose la question des droits d’auteur. Comment ChatGPT a-t-il été entraîné, pour aussi bien copier le style Ghibli ? “Nous empêchons la création de contenu inspiré spécifiquement d’artistes vivants, mais nous le permettons pour le style d’un studio, qui est plus large”, a déclaré un porte-parole d’OpenAI à l’Agence France-Presse. Une véritable zone grise juridique, dans laquelle OpenAI s’engouffre. 

Imiter l’esthétique n’est pas forcément illégal, mais si ChatGPT s’est entraîné sur des films de Miyazaki sans son autorisation, tout change… Si le Studio Ghibli n’a pour l’instant pas communiqué vouloir porter plainte pour atteinte aux droits d’auteur, la polémique gonfle. 

OpenAI a même restreint la possibilité de générer des images Ghibli, mais avant tout pour ne pas surcharger ses serveurs. 

Alors, selon vous, est-ce que générer des images qui copient le style d’un artiste, c’est éthique ?