Cette chronique est issue du magazine Chut! n°7 – Lost in election, paru en septembre 2021.

La vie politique exacerbe les tensions présentes, et il n’y a donc rien d’étonnant à en entendre l’écho dans la communication politique. Les débats de fond s’évanouissent. C’est à celui ou à celle qui aura le plus d’affiches sur les murs de la ville, le plus gros meeting, la meilleure couverture médiatique. Un excès en entraînant un autre, la parole politique se réduira à des « éléments de langage », des « coups de com’ », des « boules puantes », des insinuations, des allégations, des accusations… Et parfois les politicien·nes joueront avec les lignes : quoi ? Il y a des lois sur l’affichage ? Des lois sur le temps d’antenne ? Des lois sur la distribution de la propagande électorale ?

Les mots et les images laissent des traces indélébiles et provoquent des souffrances qu’on méprise trop facilement.
Sorbonne Université
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