Laurence Allard : « Le confinement a révélé un Internet altruiste »

Et si la crise sanitaire avait mis en avant un autre Internet, loin des infox et des bad buzz ? Groupes Facebook d’entraide ou visioconférences familiales se sont aussi développés pendant le confinement. La chercheuse Laurence Allard analyse cette facette moins médiatique des réseaux sociaux pour Chut !
La crise sanitaire a accéléré nos usages numériques, en particulier le recours aux réseaux sociaux. Comment expliquez-vous un tel engouement ?
Nous avons observé un usage encore plus intensif de ces outils. Alors que nous étions tous confinés, les réseaux sociaux se sont présentés comme une fenêtre ouverte sur le monde, sans frontière, transnationale, dans lequel nous étions à l’unisson. Ils étaient en fait le seul espace non fermé, hormis les quelques magasins restés ouverts bien sûr.
Ils ont ainsi été le théâtre de nos échanges conversationnels, nous permettant de maintenir le lien avec nos proches, mais aussi nos collègues de travail. Nous avons assisté à une forme de réinvention de la sociabilité via des formats en ligne. Les outils de visioconférence comme Zoom et WhatsApp ont été fortement plébiscités et ont rendu le télétravail possible pour de nombreuses entreprises qui y étaient encore réfractaires. La communication à distance fait partie des usages classiques de l’histoire des technologies, mais elle s’est amplifiée pendant le confinement.
Les réseaux sociaux ne se sont pas limités à cette fonction de communication interpersonnelle. Ils nous ont permis aussi l’échange de savoirs, de données, de contenus d’une façon totalement inédite. Et comme la pandémie n’est pas terminée, nous restons dans le bain de ces activités en ligne. Nous sommes loin d’en avoir terminé avec ces usages de la communication à distance.
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