Meta accusé d’avoir contaminé le réseau d’eau avec des bactéries mortelles

À Cheyenne, aux États-Unis, la colère publique vient d’exploser après la découverte d’un scandale environnemental et sanitaire sans précédent.
Le 2 juillet, les autorités locales de Cheyenne, dans le Wyoming, ont pris une décision radicale en révoquant l’autorisation à une filiale de Meta de rejeter les eaux usées de tous ses data centers raccordés au réseau d’eau municipal. En cause ? La pollution des canalisations d’eaux usées de la ville par Goat Systems LLC, une entreprise de centres de données affiliée à Meta. La société a contaminé les eaux usées par une bactérie rare et mortelle, Cupriavidus gilardii, détectée grâce à une enquête de plusieurs mois par la ville.
La bactérie identifiée dans les rejets industriels de Meta présente un taux de mortalité historique de plus de 31% chez les personnes infectées selon une récente étude menée par l’université de Pékin. Elle menace en particulier les enfants et les personnes immunodéprimées. Les multinationales du numérique ne se contentent plus d’assécher les nappes phréatiques pour refroidir leurs machines ; elles rejettent désormais des déchets biologiques non maîtrisés.
La maison mère d’Instagram, Facebook et WhatsApp tente de rejeter la faute sur ses sous-traitants en affirmant trier ses déchets hors site après coup. L’enquête officielle démontre une non-conformité majeure récurrente avec les réglementations environnementales.
Ce scandale sanitaire illustre la tension extrême qui grandit entre les géants de la technologie et les citoyens. À travers le monde, les riverain.es n’en peuvent plus de subir les nuisances de ces infrastructures hors-sol qui s’installent près de chez eux·elles sans aucune concertation. Entre le bruit infernal des ventilateurs, le pillage des ressources en eau et le danger imminent de pollution biologique, le voisinage des centres de données est devenu un enfer invivable.
L’IA met en place une véritable canicule numérique que plus rien ne semble freiner. Pour fabriquer les puces électroniques et refroidir les processeurs de l’intelligence artificielle , l’industrie s’appuie sur un extractivisme colonialiste forcené et une destruction systématique des écosystèmes locaux. La température monte partout, la planète bout déjà et l’industrie de la tech en rajoute chaque jour une couche.
Décrypter la matérialité de l'IA
Le manque de transparence et les dérives des multinationales tech exigent un sursaut citoyen immédiat. Ne restez pas désarmés face à la folie industrielle de la Silicon Valley. Commandez dès aujourd’hui le nouveau Chut! intitulé IA, le choc thermique, pour décrypter les enjeux environnementaux de l’IA. Disponible à l’unité ou avec l’abonnement et le code promo CANICULE pour bénéficier de 15% de réduction et soutenir notre média indépendant.
Ça vous plaira aussi
Fact-checkingL’impact climatique de l’IA : le vrai du faux




