L’ONU réclame une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle où tous les pays doivent avoir voix au chapitre, une proposition rejetée par les États-Unis, qui s’y opposent farouchement. La superpuissance américaine a totalement rejeté cette idée de régulation globale lors d’un précédent sommet de l’IA en Inde, choisissant de protéger ses multinationales privées plutôt que l’intérêt général de l’humanité.

Outre une gouvernance mondiale de l’IA, Antonio Guterres propose un engagement ferme pour la sécurité des enfants en matière d’intelligence artificielle et un fonds mondial pour renforcer les capacités des pays en développement. Des mesures indispensables pour éviter que le fossé technologique et le techno-fascisme ne finissent par broyer les populations les plus vulnérables.

La question cruciale d’une gouvernance internationale ne sera reposée à Genève qu’en juin 2027 lors du prochain sommet de l’IA. D’ici là, de nouveaux dialogues organisés par l’ONU se tiendront à New York l’année prochaine, de quoi laisser le champ libre aux multinationales pour imposer leur modèle énergivore pendant de longs mois encore.

Cet échec de la gouvernance mondiale cache une réalité physique brûlante que personne ne parvient à stopper : l’intelligence artificielle exige une quantité phénoménale de data centers et de puces électroniques basées sur un extractivisme colonialiste forcené.

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