Pour fonctionner, les 486 câbles sous-marins transportant 99 % des données mondiales ont besoin d’électricité. Beaucoup d’électricité. La consommation du secteur numérique avoisinera 25 % de l’électricité mondiale en 2025, selon The Shift Project. Réciproquement, l’électrification programmée des usages dépend de la disponibilité de données numériques. Fanny Lopez, historienne de l’architecture et des techniques, analyse cette interdépendance qui façonne le XXIe siècle.

Qu'appelle-t-on infrastructures numériques ?

Pour le dire simplement, les mails et SMS que l’on envoie via son smartphone ou son ordinateur circulent à travers un réseau de câbles. Les données transitent très peu via les satellites. Les câbles en cuivre, qui devraient disparaître d’ici à 2030, sont remplacés par des technologies optiques dans les câbles terrestres et sous-marins. Ce réseau est maillé par des « data centers », des lieux servant autant à héberger les données qu’à interconnecter les câbles de différents opérateurs. C’est ce qu’on appelle historiquement les noeuds d’Internet. Dans chaque data center il y a une « meet-me room », un espace de flux et d’interaction matérielle entre les données d’entreprises, d’opérateurs télécoms, du cloud, etc.

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