Votre livre Numérique, compter avec les femmes s’ouvre sur une pionnière de l’informatique, Ada Lovelace. Pourquoi pensez-vous qu’il soit primordial de mettre en avant ces figures oubliées ?

Parce que c’est fair-play de le faire. J’ai fait des études d’informatique et je n’ai jamais entendu parler d’Ada Lovelace [mathématicienne du début du XIXe s., N.D.L.R.]. Or, j’ai entendu parler de Charles Babbage [mathématicien contemporain d’Ada Lovelace, considéré comme le « père des ordinateurs modernes », N.D.L.R.]. Aujourd’hui, les gens commencent à en parler, savent ce qu’elle a fait… Elle a été une sorte d’Alan Turing avant Alan Turing [mathématicien du début du XXe s. dont les travaux fondent l’informatique, N.D.L.R.]. Je voulais aussi montrer qu’à une époque où les femmes n’avaient pas le droit de s’intéresser aux sciences, certaines le faisaient quand même. C’est un exemple qui peut aider les jeunes filles à se sentir légitimes si elles ambitionnent d’étudier l’informatique.

Nolwenn Mauguen
Nolwenn Mauguen
Humanités Numériques