La créativité à l’épreuve de l’IA

Territoire à peine défriché, l’intelligence artificielle redéfinit les frontières de la création artistique. Pour les artistes, un dilemme de taille se pose : faut-il, oui ou non, travailler avec cet outil ?
Reproductibilité des œuvres : IA comme un problème ?
L’intelligence artificielle (IA) fait couler beaucoup d’encre. Celle des artistes, comme celle des médias et des tribunaux.
En février dernier, le Copyright Office américain a retiré le copyright qu’il avait accordé quelques mois plus tôt à l’artiste américaine Kris Kashtanova pour son oeuvre Zarya of the Dawn, une bande dessinée utilisant des images générées à l’aide de l’IA Midjourney. L’institution, en charge du registre américain de la propriété intellectuelle, a jugé que le travail de sélection, de coordination et de disposition des éléments textuels et visuels de la B.D. ne pouvait suffire à caractériser la maternité de Kris ashtanova sur l’oeuvre.
Certes, une IA ne peut pas détenir de copyright sur une de ses créations, mais qu’en est-il des images générées à la demande d’un être humain ? Avec la multiplication des versions grand public d’IA génératives d’images ou de textes comme Midjourney, Dall-E ou ChatGPT, n’importe qui disposant d’une connexion internet est démiurge en puissance. Ces IA ont actualisé la question du remplacement des êtres humains par les machines en la déplaçant de la sphère du travail à celle de la créativité.
Sur Discord, le réseau social qui permet d’utiliser Midjourney, des milliers d’images sont générées chaque minute par des individus avides de créer un nouveau logo pour leur marque de vêtement ou de voir à quoi ressemblerait une leçon d’informatique donnée par Ada Lovelace, première programmeuse informatique morte en 1852, à Marck Zuckerberg dans la forêt de Brocéliande.
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