« Nous sommes militants des solutions libres »

La cantine veggie est encore fermée. Pourtant des grappes de gens, plutôt des jeunes hommes mais pas que, se pressent au rez-de-chaussée du Liberté Living-Lab (LLL). Ce matin, encore plus que d’habitude, le lieu mérite sa réputation de ruche de la « Tech for Good », ce secteur où les technologies numériques sont mises à contribution pour répondre à des problématiques de la société. Il accueille, ce jeudi 12 septembre et pour la première fois en France, le « Decidim Day » : une journée de rencontres et d’échanges qui a réuni 150 personnes sous l’égide de la plateforme de participation citoyenne Decidim. Cette pionnière européenne de la « civic tech » (technologies citoyennes) est née à Barcelone du travail de chercheurs et chercheuses universitaires, sous l’impulsion de la maire Ada Colau. La civic tech ? Ce sont toutes les technologies développées pour rendre les processus démocratiques (votes, budgets, etc. ) plus participatifs.

Ce n’est pas un hasard si l’événement se déroule ici. Open Source Politics, qui accompagne en France les collectivités territoriales dans le déploiement de la plateforme espagnole, est l’une des entreprises résidentes de l’endroit. Elle serait assez représentative de l’esprit cultivé entre ces murs, selon Eloïse Gabadou, membre de l’équipe d’Open Source Politics, parce qu’elle propose un « outil open source et fruit du travail d’une communauté ». « Nous sommes militants des solutions libres », confirme Thomas Cottinet, l’un des quatre codirigeant·es de cet incubateur et tiers-lieu – même s’ils refusent de se voir accoler une de ces étiquettes – consacré à la Tech for Good. Nom de code préféré : « écosystème ». 

Sylvie Fagnart
Sylvie Fagnart
Plume Journaliste