Lundi, 14 heures. Joris est concentré sur son écran. Sa tâche : générer un formulaire avec nom d’utilisateur et mail. Lorsqu’une personne crée un compte utilisateur sur un site internet, elle y inscrit son pseudo et voit s’il a déjà été utilisé. Derrière cet outil se cache un programme informatique : c’est ce que Joris s’efforce de coder. « Ce n’est pas si évident, cela demande de croiser deux bases de données », déclare le jeune homme de 28 ans. Il y a quelques mois, Joris était ouvrier. Aujourd’hui, il apprend le code. À ses côtés, Françoise, 36 ans, ancienne naturopathe, lunettes sur le nez, casque sur les oreilles, visionne un tutoriel sur Youtube. Nous sommes dans le nouveau campus de l’école Simplon à Montrouge (92). Comme tous les jours depuis quatre mois, une vingtaine d’élèves s’initient au code. Devenir développeur.se en sept mois, c’est la promesse de Simplon. Certain.e.s seront recruté.e.s, les autres poursuivront leurs études, souvent avec Simplon, pour une année en alternance.

Laura Makary
Laura Makary
Journaliste