À Lyon, dans le quartier de La Confluence, le premier îlot à énergie positive a été créé en 2015. Nommé Hikari (« lumière » en japonais), cet ensemble de trois bâtiments abritant bureaux, logements et commerces a été conçu pour produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Une prouesse due à son architecture bioclimatique, à l’utilisation d’énergies renouvelables, mais aussi à son système de smart grid. L’îlot est en effet rempli de capteurs qui mesurent en temps réel la température, les émissions de CO2, la ventilation, l’éclairage ou encore la présence de personnes. Ces données, traitées en continu, permettent la gestion de l’énergie produite et stockée en fonction des différents espaces : l’énergie produite dans les bureaux pendant la nuit, alors vides, est renvoyée vers les logements qui en ont besoin.

Les smart grids ont commencé à se développer à la fin des années 2000. « Ce sont des réseaux électriques auxquels on ajoute des solutions numériques et informatiques, avec la mise en place de capteurs pour mesurer des données, explique Régis Le Drézen, délégué général de l’association Think Smartgrids. Cela permet de connaître en temps réel la production et consommation d’électricité pour optimiser les flux, mais aussi d’intégrer davantage d’énergie renouvelable locale, en permettant leur raccordement. On limite ainsi davantage le recours aux centrales gaz/charbon qui sont activées lors des pics de consommation. »

Delphine Dauvergne
Delphine Dauvergne
Journaliste