Comment appréhendez-vous la situation en France alors que la question climatique n’a pas été mise au coeur des campagnes présidentielle et législative ?

Cette question, posée à toute l’humanité, et vitale au sens propre, n’a en effet pas occupé, ou presque pas, la séquence électorale que nous venons de connaître. Certes le président réélu a fait référence, dès le soir du second tour, à son engagement pris dans l’entre-deux-tours : celui de mettre en œuvre, au cours de son second mandat, une planification écologique. Emmanuel Macron n’a rien à perdre, puisqu’il ne pourra pas se représenter et pourrait dès lors se dégager des contingences politiciennes. C’est en plus un président jeune. À la différence de certains de ses homologues, lui sera, en théorie, toujours en vie en 2050. Des comptes pourront lui être demandés.
Il ne pourra pas fuir ses responsabilités. Voilà pour l’espoir. Ceci dit, le premier mandat d’Emmanuel Macron a été un quinquennat perdu. Mais il affirme aujourd’hui
vouloir faire autrement… Il n’a rien à perdre, je le disais, et même tout à gagner en devenant le président qui fait entrer la France et l’Europe dans la métamorphose
politique nécessaire pour lutter contre les changements climatiques.

Sylvie Fagnart
Sylvie Fagnart
Plume Journaliste