En France, 12 millions de personnes, soit 6,5 millions de ménages, vivent en situation de précarité énergétique. Autrement dit, leur consommation en énergie est supérieure à 8 % de leurs revenus mensuels. Un effectif important auquel s’ajoutent toutes les personnes qui se restreignent, par exemple en coupant le chauffage, pour éviter de faire exploser leurs factures. Selon le médiateur national de l’énergie, entre 2019 et 2020, 20 % des Français·es déclarent avoir eu froid à leur domicile.

Premier poste, à égalité avec les transports, d’émissions de gaz à effet de serre, le bâtiment concentre une grande partie des problèmes. Le résidentiel et le tertiaire pèsent pour 45 % dans la consommation d’énergie finale, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et son rapport sur les chiffres clés climat, air, énergie. L’un des objectifs est donc de rendre les habitations plus vertes, plus étanches et par conséquent moins polluantes. Mais avec quel argent ?

Amelia Morghadi
Amelia Morghadi
Journaliste