Depuis deux ans, Christine a pris de nouvelles habitudes. Cette enseignante de banlieue parisienne dégaine son smartphone lors de ses courses pour scanner les produits, avant de les poser dans le Caddie. « Au départ, j’ai été surprise de la note de certains de mes achats ! Il y a beaucoup de produits que je ne prends plus du tout », pointe-t-elle, aussi attentive à la nutrition qu’aux additifs. « Je m’y suis aussi mise pour les cosmétiques, le savon, le shampooing… Dès que je ne connais pas, je scanne », se réjouit-elle. Même sur le bio, elle est vigilante : sa mayonnaise bio préférée comportait des additifs jugés dangereux. Et Christine est loin d’être seule à se laisser guider par son téléphone. L’appli Yuka, emblématique de ces nouveaux usages, revendique plus de cinq millions d’utilisateur·rices mensuel·les actif·ves.

C’est le premier pouvoir du numérique, au service des consommateur·rices : les informer ! L’utilisateur·rice scanne un produit et obtient des données, liées à la santé ou à l’impact social ou environnemental selon les cas. L’application my- Label fonctionne sur le même système que Yuka. « Le numérique et les applications comme la nôtre permettent de donner de l’information au plus grand nombre, simplement, à portée de scan. C’est un outil formidable pour reprendre le contrôle sur ses achats. Avant, il fallait beaucoup se renseigner, alors que là, tout est accessible en un clin d’œil », détaille Agnès Rakic, chargée de communication de myLabel. Simple et accessible, pour toute personne équipée d’un smartphone, évidemment.

D’autres applications et sites émergent : Ecocompare, qui note l’impact environnemental de produits du quotidien, BuyOrNot, qui permet de scanner n’importe quel code barre, y compris du textile, pour connaître les campagnes de boycott contre la marque… Les cosmétiques ne sont pas en reste avec Clean Beauty ou l’appli QuelCosmetic de l’UFC- Que Choisir. Il n’a jamais été aussi facile de consommer de façon responsable.

Laura Makary
Laura Makary
Plume Journaliste