Adieu VHS, coup de téléphone et photo développée à la va-vite. La prise d’otage s’est dévoilée sur les réseaux sociaux. Ceux-ci se sont alors transformés en une Méduse Telecom aux multiples têtes, adressée aux autorités françaises et maliennes, à la famille dévorée d’inquiétude, et aux Français·es, aux journalistes de tous les pays.

Tandis que ce tweet affiché au monde entier a pris des dimensions politiques nouvelles, il s’est accompagné aussi de son envers, un nouveau hashtag. Il s’agit d’un hashtag simple, d’une supplique, une revendication venue de sa famille, de ses proches, de ses ami·es, de tous ceux et celles qui agissent pour sa libération et attendent impatiemment son retour : #FreeOlivierDubois.

Le métier de journaliste n’est pas un métier anodin. C’est un métier dangereux, la guerre en Ukraine, et les autres conflits, sont là pour nous le rappeler. Les journalistes sont aussi les garant·es d’une certaine vision de la liberté. Museler la presse, l’emprisonner, la retenir captive, la tuer, c’est aussi tuer avec elle notre droit et notre capacité à nous exprimer, à savoir, à analyser, à découvrir, à contester, à vivre libre. En soutien à ses proches, dont nous faisons partie, nous tenions à afficher ici notre soutien, notre espoir de revoir bientôt Olivier Dubois revenir auprès de ses enfants, auprès de tous ceux et celles qui l’attendent impatiemment.

Aurore BISICCHIA
Aurore BISICCHIA
Directrice de publication
Cofondatrice du média Chut!